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Comment survivre à la compétition entre collègues ?

Sur TALENTY si nous parlons beaucoup d’entrepreneuriat, nous sommes conscientes que beaucoup d’entre vous êtes salarié.e.s et souhaitent peut-être le rester.

Nous avons donc aussi envie d’évoquer les différentes façons de naviguer au quotidien dans le monde de l’entreprise.

Une question se pose : Comment survivre à la compétition entre collègues ?

Compétition saine et malsaine

Que l’on ait l’esprit de compétition ou non, dès l’enfance nous sommes amené.e.s à être comparé.e.s et classé.e.s selon nos réussites. Pensons simplement au principe de l’école avec son système de notation.

On s’y accommode généralement et certaines personnes y prennent même du plaisir, car la compétition saine existe.

En entreprise, lorsque la mise en compétition est énoncée et ponctuelle, lors d’hackatons par exemple, elle peut être motivante et potentiellement renforcer les liens au sein des équipes.

Mais, au contraire, la mise en compétition constante peut avoir des effets très néfastes sur les employés de l’ordre du : burnout, de l’usure mentale et de maladies psychosomatiques.

Pourtant, la compétition subie est bien la forme de compétition qui prédomine en entreprise.

Il s’agit souvent d’une règle tacite lorsque l’on est salarié.e. La compétition est la traduction du fait de vouloir « faire sa place » et de la hiérarchie instaurée qui pousse à devenir meilleur que son collègue. Ce challenge poussé à outrance, et quotidien, est d’autant plus problématique lorsque l’on occupe un poste dans lequel il s’agit de faire normalement un bon travail et non un meilleur travail que le voisin.

Par exemple, lorsque vous vous rendez dans un magasin ou à la Poste, en tant que client, vous ne faites pas une étude des profils et compétences des employés avant de choisir votre file. De même si une agence propose une création à son client celui-ci n’a pas besoin de savoir combien d’heures à travailler chaque membre de l’équipe pour arriver au résultat.

Comment survivre à la compétition entre collègues ?
Crédit : ojogabonitoo / Getty

Un management traditionnel

On peut légitimement se demander pourquoi diriger les équipes en les mettant en compétition est si courant, alors que les entreprises considèrent de plus en plus “la bienveillance” comme une valeur importante.

En réalité, la compétition est un levier managérial très simple à utiliser, qui a une longue tradition (depuis la révolution industrielle). Il y a donc peu de chances qu’il disparaisse de sitôt.

De plus, cette mise en rivalité a très peu d’impact pour les entreprises sur le plan financier. Didier Bille, ancien DRH, explique dans l’épisode “la compétition entre collègues, moteur ou travers ?” du podcast “Travail en cours” : « Lorsqu’un employé est “éliminé” soit parce qu’il est mal classé, soit parce que son corps et son mental ne peuvent plus supporter la pression, c’est la sécurité sociale ou le chômage qui le prennent en charge. L’entreprise, elle, n’a pas à gérer les dégâts. »

Alors, lorsqu’on vit mal cette mise en compétition constante pour laquelle on n’avait pas signé, et qu’on ne peut pas quitter son emploi, comment y survivre le plus sereinement possible ?

Crédit : Laura BC

Voici 3 astuces pour gagner en sérénité au travail et gérer la compétition

1. Rappelez-vous que vous n’êtes pas seul.e : Essayez la coopération plutôt que la compétition

Au travail nous avons tendance à faire bonne figure et à montrer le moins possible nos faiblesses.

Lorsque l’on arrive dans une entreprise et que l’on vit mal quelque chose, dont personne ne se plaint ouvertement, cela peut être difficile. Si vous cachez votre malaise, il y a de grandes chances pour que certains de vos collègues le fassent aussi.

Discutez avec les personnes avec qui vous avez tissé des liens et soyez solidaires.

Parfois, cette discussion peut permettre de se rendre compte que l’on projette ses propres insécurités sur l’autre. Ainsi, on peut se mettre en compétition avec un collègue pensant qu’il n’y a pas de « place pour deux », alors qu’en réalité c’est votre complémentarité qui crée votre force.

Le dialogue peut même déjouer une culture d’entreprise installée depuis longtemps. Car si vous apportez la preuve par le résultat de l’impact positif de votre complémentarité et du travail d’équipe l’employeur ne pourra qu’adhérer.

A poste égal, nous excellons toujours dans des tâches différentes. La coopération, bien que cela soit plus difficile à mettre en place que la compétition, peut permettre à tout le monde d’être gagnant. Nous avons conscience que cela peut être difficile à mettre en place. C’est pourquoi même si vous devez jouer le jeu de la compétition, le plus important est de communiquer entre collègues pour devenir des alliés.

2. Soyez pragmatique

Dans beaucoup d’emplois, il est difficile de décider de s’extraire du système de compétition, car les managers le rappellent tous les jours. Parfois, ne pas rentrer dans ce moule peut même faire risquer de perdre son emploi.

Dans ce contexte, essayez de trouver le juste milieu entre faire simplement les tâches inscrites sur votre fiche de poste (même si c’est légalement pour cela que vous avez été embauché.e) et tout donner jusqu’à vous épuiser.

Même si on demande à tout le monde d’être au-dessus de la moyenne, c’est mathématiquement impossible. Il n’y a donc pas de quoi vous dévaloriser si vous n’atteignez pas des objectifs en réalité inatteignables.

Pour ajuster au mieux les attentes de votre employeur ou de vos managers avec la réalité n’hésitez pas à demander de détailler vos objectifs en gardant en tête la méthode S.M.A.R.T. Le objectifs que l’on vous donne devraient être spécifique, mesurable, atteignable, réaliste et temporel.

Et surtout travaillez sur votre état d’esprit en étant plus indulgeant avec vous-même puisque votre environnement se charge déjà de mettre la pression. En réalité, vous pouvez être bon.ne dans votre travail, sans être le ou la meilleure.

Comment survivre à la compétition entre collègues ?
Crédit : Rawpixel

3. La santé avant tout

Souvent, notre corps nous alerte lorsque notre quotidien ne nous convient plus, surtout lorsque la conscience veut faire l’autruche. Le mal à dit !

Écoutez-vous, même si autour de vous on vous décrit comme trop sensible et qu’on vous explique que ce sont les règles du jeu.

Non ce n’est pas normal d’aller pleurer tous les jours dans les toilettes.

Ce n’est pas normal d’aller au travail avec la boule au ventre.

Ce n’est pas normal de perdre le sommeil.

Par contre, encore une fois, si cela vous arrive vous n’êtes pas particulièrement fragile, car l’épuisement émotionnel et physique est de plus en plus présent dans les agences et les entreprises.

Il est important également de faire ce petit exercice : Rappelez-vous pourquoi vous faites ce travail.

Est-ce pour payer les factures ?

Si c’est le cas, gardez-le en tête et faites ce que l’on attend de vous, tout en gardant du temps et de l’énergie pour faire des choses à l’extérieur qui vous procure du plaisir.

Est-ce que votre emploi est surtout une belle preuve de réussite sociale pour vous ?

Si c’est le cas, questionnez-vous sur l’image qu’une personne épuisée ou très peu présente pour ses proches peut renvoyer.

Loisir et side project / Crédit : Farah

Est-ce pour vous prouver que vous pouvez bâtir quelque chose ?

Si c’est le cas et que ce n’est pas l’entreprise de votre père, songez peut-être à faire un side project (un projet entrepreneurial à côté de votre emploi salarié) ou même un projet intra-entrepreneurial en présentant votre envie à votre responsable.

Quitte à dépenser beaucoup d’énergie, faites en sorte de le faire pour une chose qui vous fait vibrer.

Et quel que soit votre « pourquoi » il ne sera jamais aussi important que votre santé. Alors, préservez-vous et acceptez même quelquefois de perdre la bataille au travail pour être le ou la grand.e gagnant.e de votre vie.

En attendant une révolution du monde du travail, essayez de prendre soin de vous et n’hésitez pas à partager votre histoire et/ou des astuces en commentaire.

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